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(2000)  
 
 

Conclusion

Si Jim Jarmusch se sert de près ou de loin d'une structure de conte de fées c'est parce qu'il choisit dans ce film de parler des américains, de leur culture, de leurs mythes, leurs angoisses. Mais il est obligé de le prendre à contre pied car ce dont il parle au premier degré est la descente aux enfers d'un homme qui perd tout, au fur et à mesure de ses rencontres. Il ne veut pas tout enjoliver comme le font les cinéastes des Majors américaines.

Il parle aux américains, à ce peuple enfant du rêve américain avec tous les éléments qui font rêver les enfants. Il fait un bilan plutôt noir avec les outils du rêve. Ce "Western moderne" est tiré d'un genre qui n'est pas non plus anodin. C'est un genre mythique aujourd'hui mais il ne pouvait plus le filmer comme on le filmait alors. La culture n'est plus la même, même si les histoires qui nous touchent encore tous ne sont pas bien loin de celles de l'antiquité.

Jim Jarmusch a bien compris l'impacte psychologique que peuvent avoir les contes de fées et l'intérêt que peuvent susciter les mythes. Il est allé chercher chez Grimm, Perrault, Homère, autant d'artiste qui n'appartiennent pas à leur culture pour en parler plus justement.

Avec Dead Man, le cinéaste se trouve. Non seulement il change d'objet mais en plus il fait preuve d'une grande maîtrise de l'outil cinématographique et de la culture américaine. Il nous fait une synthèse extrêmement complète d'une manière qui semble couler de source.

 

 


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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